City University of New York Graduate Center Music PhD/DMA Program
  Home  Programs  Announcements  Concerts and Events  Classes  Faculty


Student Handbook

Language Examinations

The following is a sample examination in French:

Translate the following into good, idiomatic English; you are allotted 2 hours for this task. Proper names, place names, and work titles (these are underlined in the text) need not be translated.
Advice from the faculty readers: experience has shown that examinees commonly spend an inordinate amount of time on the first sentence of the text.  If you have trouble with the first sentence, you are strongly urged to "take a stab at it" but then move on, and return to it later.  Quite often it is easier to translate the initial sentence after you have become more familiar with the rest of the text.

L'Académie de France à Rome, créée en 1666 à l’initiative conjuguée de Lebrun et de Colbert, a reçu depuis cette date les lauréats peintres, sculpteurs, graveurs, architectes et compositeurs. Jusqu'en 1968 l'Académie des Beaux-Arts, composante de l'Institut de France décernait les Prix de Rome.

En composition musicale les candidats, qui devaient avoir moins de trente ans, se présentaient à des épreuves successives : (1) Épreuve préliminaire: écrire une fugue.(2) Concours d'essai: écrire une oeuvre pour choeur sur un texte imposé. (3) Épreuve principale: écrire une cantate sur un texte imposé. Cette épreuve était une mise en loge qui, à certaines époques, a duré jusqu'à un mois.

Au début du XXe siècle, à partir de 1903, les épreuves de mise en loge du concours de Rome se tenaient au château de Compiègne. Dans un passé plus récent, elles se sont déroulées au château de Fontainebleau.

Au début du concours, le Premier Grand Prix de Rome était invité à séjourner jusqu'à cinq années à Rome. On attendait de lui la production d'une oeuvre importante par an. À partir du début du XXe siècle, le premier lauréat séjournait deux ou trois ans à la Villa Médicis. Mais, selon les années, un second ou plusieurs Seconds Prix étaient décernés, le « premier Second Prix » bénéficiant d'un séjour de moindre durée à Rome.

Hector Berlioz, qui a réussi à obtenir non sans peine en 1830 un Premier Grand Prix, a le premier sérieusement critiqué le Prix de Rome, notamment en dénonçant la compétence du jury : sur 40 membres, seulement 5 musiciens ! Il s'en est longuement expliqué dans ses mémoires.

À propos d'un passé moins lointain, on entend dire parfois que « Maurice Ravel n'a jamais obtenu le Prix de Rome ». C'est une demi-vérité qui contribue encore aujourd'hui à ancrer dans les esprits égalitaristes l'idée selon laquelle les épreuves intellectuelles ou les concours conduisent à des récompenses injustes, ou sont malsains par nature (sauf dans le sport, naturellement car le sport c'est sérieux, comme chacun sait ).

En fait, lors de multiples essais, Ravel a obtenu un « deuxième Second Prix » mais, sachant ce que sont les jurys, même quand ils ne sont pas académiques, s'indigner de cette place de troisième pour Ravel serait comme s'indigner aujourd'hui du second prix décerné à David Oistrakh au concours international Wieniawsky, en Pologne, alors que la jeune et talentueuse Ginette Neveu remportait le premier prix, perdant la vie peu après dans un accident d'avion.

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que tous ces Prix de Rome sont des gens qui ont atteint un sommet dans la maîtrise de leur art. Qu'ils aient eu ensuite, ou non, une carrière fulgurante de compositeur, c'est tout à fait un autre sujet.

À la suite de critiques diverses sur la tenue du concours, et peut-être aussi dans la foulée de l'esprit égalitariste de mai 1968, le concours de Rome a été supprimé, du moins dans la forme qu'il avait jusqu'alors. Depuis 1971, une commission désigne les " pensionnaires " qui sont admis au séjour à la Villa Medicis. L'Académie de France à Rome est à présent un établissement public national à caractère administratif doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, placé sous la tutelle, non plus de l'Académie des Beaux-Arts, mais du ministre des affaires culturelles. Du point de vue juridique, elle a son siège à la Villa Médicis.